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Des femmes réfléchissent sur leur participation dans la grande famille ignacienne

6 Mars, 2020—Dimanche, 8 mars est Journée internationale de la femme, qui célèbre les droits de femmes et leurs réalisations. C'est également un rappel de la nécessité de continuer à travailler sur l'égalité des sexes, de revoir les structures, la culture et les relations qui perpétuent l'inégalité entre les sexes et de créer un environnement, une culture et une église où les femmes et les hommes ont des chances égales d'exercer leurs droits et de développer notre plein potentiel dans le monde.

Les femmes jouent un rôle proéminent pour faire avancer la mission des jésuites dans le monde, que cela soit en tant que professeurs, responsables des communications, travailleuses sociales ou avocates pour la justice. La Conférence jésuite du Canada et des États-Unis et le Secrétariat pour la Justice sociale et l’Ecologie ont demandé a ces femmes réfléchir sur leur travail avec la Compagnie de Jésus modiale et Que signifie-t-il, en tant que femme, de travailler dans une institution jésuite.

Mon seul et unique emploi après ma graduation de l’université a été dans une institution jésuite : l’Association des collèges et universités jésuites (ACUJ). Parmi  la myriade d’avantages à travailler pour une organisation telle que  l’ACUJ se trouve celle de profiter du mentorat des jésuites et des laïques qui y travaillent. Et parmi ces laïques il y a des femmes que je considère comme étant de véritables vedettes et des modèles à suivre pour toutes les femmes travaillant aujourd’hui  dans le monde de l’éducation supérieure jésuite. Stephanie Russell, Linda LeMura et Jeanne Lord, pour n’en nommer que quelques unes. De manière réfléchie, ces femmes rendent la mission jésuite  véritablement vivante dans leur travail; elles le font avec grâce et humilité. C’est pour moi une bénédiction que de les connaître via l’ACUJ et je suis reconnaissante pour leur collégialité et leur amitié.

Deanna Howes-Spiro, directrice des communications pour l’Association des collèges et universités jésuites

Depuis un peu plus d’un an je travaille pour le Secrétariat pour la justice sociale et l’écologie de la Compagnie de Jésus à Rome; je me concentre sur nos efforts de réseautage, de communications et de plaidoyers publics. Pour moi, travailler dans le secteur de justice sociale jésuite signifie unir la foi et la justice en vue d’une transformation sociale. Cela signifie également que je le fais dans une institution qui allie le travail avec des personnes marginalisées et le travail plus structurel d’analyse, de défense des droits humains, de plaidoyer et de revendications. La lutte pour la justice mondiale inclue également la justice pour tous, peu importe leur genre. La Compagnie de Jésus doit aussi faire avance la justice pour tous les genres afin de pouvoir continuer à être pertinente dans l’Église et dans le monde.

Valeria Méndez de Vigo coordonnatrice de réseaux, plaidoyer et communications pour le Secrétariat pour la justice sociale et l’écologie.

Je suis reconnaissante de faire partie du travail de la Compagnie de Jésus, via le Service jésuite pour les réfugiés. Selon mon expérience de travail avec JRS, soit depuis 10 ans, je constate que les jésuites ne négligent pas le rôle des laïques, particulièrement celui des femmes, pour rejoindre les personnes marginalisées. Les jésuites  avec qui je travaille sont amicaux, simples, approchables et sensibles aux besoins de leurs collaborateurs laïcs, y compris les femmes. Ils m’ont donné des opportunités de croissance personnelle, professionnelle et spirituelle. Je me sens capable, accompagnée et aimée, ce qui me motive à continuer à servir les personnes que nous accompagnons.

Roslyn Kayah, directrice du Service jésuite  pour les réfugiés au Myanmar

Les mots « institutions jésuites » me frappent à plusieurs niveaux et, en tant que femme, leurs impacts est tant personnels que professionnels. Je travaille avec une organisation jésuite de recherche et de formation aux Philippines qui est engagée régionalement et mondialement dans la promotion d’un environnement durable et les changements sociaux. Les valeurs que je défends en tant que professionnelle –respect, équité, égalité, honnêteté, transparence, imputabilité, participation, et bien d’autres – sont également des valeurs que défend l’institution. Cette intégration est donc  stimulante et épanouissante pour moi à un niveau personnel, et il devient essentiel de s’y référer lorsque des temps plus difficiles et des frustrations se présentent. J’ai beaucoup d’admiration pour les grands esprits  et les gens au grand cœur et  j’ai pu rencontrer ces femmes et ces hommes de la Compagnie de Jésus avec qui j’ai  ressenti, expérimenté et échangé; et cela a grandement contribué à l’approfondissement de ma foi. C’est cet approfondissement de ma foi qui m’a permis de m’améliorer et de devenir une meilleure mère, épouse, fille, sœur, tante, et une partenaire et collègue de la mission.

Sylvia Miclat, directrice générale, Environmental Science for Social Change, Philippines

Les institutions jésuites font une grande promotion de la valeur de la constitution indienne. Notre constitution affirme les valeurs de JUSTICE sociale, économique et politique; de LIBERTÉ de pensée, d’expression, de croyance, de foi et de religion; d’ÉGALITÉ de statut et d’opportunité; et de FRATERNITÉ assurant la dignité de l’individu. 

En travaillant avec la Compagnie de Jésus dans son ensemble, j’ai une égale opportunité parmi l’ensemble du personnel dans tous le processus  de mon travail, la liberté d’exprimer mes pensées et mes idées, ainsi que le respect pour la dignité de l’individu. Mes rôles et responsabilités sont tout à fait pris en considération.                   

 —Sœur Ruby Mary Kujur, coordonnatrice de programme, Lok Manch, Inde

Dans ma vie  de femme, d’épouse et de mère de deux enfants, cela a été un privilège de côtoyer les jésuites et les laïques engagés pour la transformation au profit des plus vulnérables. Le fait d’être une femme engagée dans diverses œuvres jésuites m’a permis d’expérimenter les différentes réalités et de participer à de petits changements qui ont su opéré une grande différence pour la société. Sur un plan personnel, j’ai expérimenté une croissance spirituelle et professionnelle qui m’a invité à toujours partager le Magis.

Lea Montes Lagos, Servicio Jesuita a Migrantes, Nicaragua


Travailler au sein d’une institution jésuite m’a offert des opportunités de vivre et de travailler en étant bien enraciné dans ma foi. La spiritualité ignacienne constitue le fondement de notre manière de travailler et de diriger, soit en ayant cette compréhension que Dieu est actif dans notre monde, dans notre travail, dans les personnes avec qui nous travaillons et avec qui nous entrons en contact, et ainsi de pouvoir chercher Dieu en toutes choses.

Suzanne Krudys, Conseillère spéciale auprès du président et du socius de la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis, É-U


Mon neveu m’a récemment demandé pourquoi,  moi, en tant que femme qui croit à la justice et à la libération, je travaillais pour un ordre religieux masculin appartenant à l’Église catholique? Bonne question, en effet! Parfois, je me pose la même question!

Je lui ai répondu que j’avais le privilège de travailler côte-à-côte avec des femmes et des hommes qui œuvrent tous les jours pour la justice, la paix, l’égalité et le soin de notre maison commune.  Ils m’inspirent avec leur courage, leur dévouement et leur foi profonde.

Comme moi, ils ont été inspirés par l’engagement de la Compagnie de Jésus envers la justice sociale. Pour certains, tant des femmes que des hommes, cela s’est traduit par de la persécution, de l’oppression et parfois la mort. Lorsqu’ils accompagnent les pauvres et les exclus de la terre, ils sont les premiers à voir que la pauvreté et l’oppression portent un visage féminin et que la paix, la justice et la réconciliation ne pourront être achevés  que si les femmes peuvent vivre en dignité et avec une égalité de droits. Ils savent tout comme moi que beaucoup de travail a besoin d’être accompli pour apporter la justice dans notre monde, dans la Compagnie de Jésus et dans l’Église, incluant  accorder une plus grande place à la voix des femmes et une plus grande justice pour les femmes. Enraciné dans la spiritualité ignacienne, au côté de milliers  de femmes qui travaillent dans une institution jésuite, je continue mon engagement en sachant que notre présence est importante et qu’ensemble nous pouvons accomplir la vision d’un monde où la dignité de tous et de toutes est respectée.

Jenny Cafiso, directrice de Canadian Jesuits International, Canada

En 2018, je me suis jointe à l’Institut jésuite sud-africain, lequel m’a offert l’opportunité de contribuer directement au travail et à la mission de justice sociale de la Compagnie de Jésus. Mon expérience m’a démontré que l’apostolat social jésuite joue un rôle social crucial dans la société et qu’il donne une voix aux personnes marginalisées. J’ai principalement travaillé en Afrique du sud sur deux projets qui mettaient l’emphase sur les questions de justice en matière de genre, de race, de pauvreté et de revendications en faveur des migrants.

J’ai expérimenté de multiples manières la présence, le soutien et l’amour de Dieu tout au long de mon cheminement avec l’apostolat social jésuite. L’apostolat jésuite social a accompli un immense travail dans cette partie du monde, jouant souvent un rôle important là où la structure institutionnelle de l’Église ne réussit pas toujours à répondre aux besoins de la société au sens large. C’est ce qui fait que je reste une collaboratrice: le désir de participer à une mission qui a un impact pour les personnes marginalisées et qui forme les gens afin qu’ils deviennent de plus en plus conscientisés sur le plan de la justice.

Sr. Katleho Khang, SNJM South Africa


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